TOUT LE MONDE EN (RE)PARLE

“Tout le monde en parle ! En parle !” C’est ainsi que Thierry Ardisson ouvrait sa grand-messe du samedi soir au cours de presque une décennie (1998-2006) lardée de gimmicks colorés, de questions cochonnes, de débats politiques bouillonnants entre ministres, comiques du moment et bimbos siliconées. Il y a tout juste 20 ans, cette émission allait révolutionner la télévision et changer nos samedis soir. Souvent drôle, parfois intelligente, toujours alcoolisée et volontiers vulgaire, Tout le monde en parle mêlait la désinvolture d’une petite soirée entre potes au clinquant d’un dîner dans le grand monde.

À la façon d’un “dîner de têtes” des années 30, où toutes les classes sociales se mélangeaient autour d’une table : de la pute à l’archevêque, ce talk-show était “monté à serpe” avec un seul mot d’ordre : l’aiguille dans le rouge. Depuis, il a fait école.

Miroir pas toujours réjouissant d’une époque, faisant et défaisant les réputations, vitrine pour
le monde de l’édition, responsable pour certains de la montée du communautarisme ou
du complotisme, elle est pour Daniel Schneidermann, l’un de ses plus sévères critiques, une“émission chatoyante, multi-facettes, polysémique, avec son lot d’inventions, de fulgurances, de malaise et de perversité, (…) une œuvre audiovisuelle majeure”.

Voilà pourquoi ceux qui la regardaient ne l’ont pas oubliée. Ceux qui la faisaient, non plus. Ils en dévoilent dans ce livre les secrets à Victor Le Grand, journaliste à Society, qui a interviewé une quarantaine de témoins pour nous livrer une histoire orale de l’émission culte.


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Françoise Doux

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